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Laventie (62) en 1958 par JFL
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........................................................Avant-propos
Cette situation est
intéressante du fait que mes souvenirs sont nets puisqu'ils datent tous
d'au moins 50 ans ! Sa principale activité
industrielle réside en des ateliers de fabrication de chaussures ou
galoches et des entreprises d'expédition de pommes de terre. |
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La
place de l'église dans les années 70
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Le
commerce traditionnel était florissant : épiceries, boucheries,
boulangeries, cafetiers, coiffeurs, mais aussi des artisans aujourd'hui
disparus, bourreliers, maréchal-ferrant...
Les écoles étaient au nombre de quatre : deux écoles laïques (filles et garçons) et deux écoles catholiques (filles et garçons); pas de collège, il fallait aller à Béthune ou Armentières pour le lycée; il y avait un cours complémentaire à Merville (nom donné à cette époque aux collèges). L'école publique de filles était à cet endroit marqué d'une flèche |
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Même
chose pour l'école publique de garçons
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Les
transports publics n'étaient pas très développés : la gare perdit en
cette année 1958 son train aller-retour de voyageurs ; les Transports
Citroën avaient une ligne avec un aller-retour Lille Grand-Fort
Philippe ; une compagnie de La Gorgue exploitait une ligne vers Lille ;
enfin un garagiste de la rue de la gare à Laventie,
Beaudelet, avait une ligne Armentières-Béthune assurée par des autobus Isobloc. Les déplacements se faisaient surtout à bicyclettes : il fallait serrer très souvent les gardes-boue et porte-bagages car de nombreuses rues étaient encore pavées. |
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La
rue principale de Laventie était dans cet état dans les années 50
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Mon
père était chef de gare ; il a été nommé en avril 1955 à Laventie.
La gare de Laventie comme elle pouvait être à cette époque. |
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J'ai terminé mon CM2 à
l'école laïque de garçons de Laventie, avant de passer le concours des
bourses pour continuer en sixième au lycée A Ribot de Saint-Omer.
Traditionnellement (!!!) le chef de gare était délégué cantonal pour
l'école laïque (le titre actuel est Délégué départemental de
l'Education Nationale); c'était une Il y a cinquante ans, il y avait deux mondes qui ne se mélangeaient pas : dans la rue de la gare, la quasi-totalité des enfants allaient à l 'école privée, je ne les connaissais pas et je ne jouais pas avec eux sauf avec ceux de nos plus proches voisins qui avaient l'esprit plus ouvert. Même certains commerces étaient plus volontiers fréquentés par un bord plutôt qu'un autre; je me souviens que ma mère m'envoyait chercher un produit spécifique que l'on ne trouvait que dans une épicerie sise au coin de la place, fréquentée par « l'école privée » : nous n'étions pas reçus très aimablement... Certains commerçants étaient neutres car ils étaient les seuls ! |
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La
principale rue commerçante de Laventie photographiée fin des années 50
(?) Arrêtons-nous sur cette photo :
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Il règne une certaine animation dans la rue qui est photographiée vers le Nord depuis la place de l'église. Le couple qui pose devant le café tabac restaurant est sûrement le couple qui tient cet établissement : ils sont les éditeurs(1) de cette carte postale. Cette famille a déjà édité
d'autres cartes postales (voir ci-dessous) Beaucoup Le café a une enseigne Motte Cordonnier qui était un brasseur d'Armentières qui servait tous les établissements. |
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Autre
photo éditée par le même café : on reconnaît la façade même si la pompe
à essence est plus ancienne, mais un personnage pose devant.
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Une vue récente prise ans le même sens : je suis presque certain que le porche blanc à gauche est celui de la ferme où j'allais chercher le lait. Le grand bâtiment à droite
est celui de la maison de retraite qui n'a pas |
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Voyons pour commencer les
commerçants et artisans : ils étaient principalement regroupés rue des
Clinques (rue du 11 Novembre actuellement). Mais, dans ma rue, il y
avait un boulanger pâtissier, une marchande de fruits et légumes
s'installa un peu plus loin au rez de chaussée d'une maison (le magasin
était sommairement Le restaurant Le Cerisier,
premier immeuble visible à gauche. |
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Rue
des Clinques, juste en face de la rue de la gare, deux vieilles
demoiselles tenaient une épicerie où nous achetions le fromage; Voilà
l'immeuble actuellement juste derrière le tracteur.
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En face la belle maison des soeurs Oblates qui étaient infirmières. En se dirigeant vers la
place de la mairie et de l'Église, le café du Cheval Blanc, |
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puis un peu plus loin la ferme (Fleury) qui vendait le lait au particulier dans leur salle à manger : je me souviens que j'admirais la célèbre pendule escargot de l'ORTF (pendule d'Houriez ) sur le téléviseur tout neuf, car vers 18h il n'y avait aucun programme sur la chaîne unique de télévision. En face, une belle demeure où habitait le notaire (je parle de son chien ici) puis la très belle façade de la maison de retraite. Un peu plus loin à droite
un garage Peugeot puis un café-coiffeur : c'est là que nous allions
nous faire rafraîchir la chevelure, le coiffeur s'interrompant souvent
pour servir un client ou trinquer avec un autre; le coiffeur
désinfectait ses outils grâce Puis un réparateur de vélos, très utile car les rues pavées les mettaient à rude épreuve. Face à l'église et à la mairie, le café tabac, une boulangerie et une boucherie (le propriétaire était aussi maquignon, il venait à la gare chercher ses bêtes dans les wagons). |
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La
place de la mairie vue du ciel, lendemain de ducasse...
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Autre
vue ancienne
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Des
vues récentes : le porche de l'église et la place transformée en
parking.
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Autre
vue de la place et des commerces actuels.
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Au
coin de la rue du paradis, une autre épicerie; en face un café, une
boucherie tenue par M. Tison (où nous étions clients) une épicerie
(Docks du Nord) : à cette époque les yaourts étaient vendus dans des
pots en verre consignés, les petits suisses vendus à l'unité dans des
boites en carton sulfurisé, l'huile dans des bouteilles en verre que
l'on faisait remplir au tonneau...
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On
voit à gauche la boucherie puis les Docks du Nord...
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En
face un médecin consultait mais se déplaçait encore très souvent au
domicile des malades.
Dans la rue de la Gendarmerie , un marchand de journaux, sa fille vendait , lui faisait la tournée le matin et venait à la gare chercher les paquets qui arrivaient au train du soir. Un peu plus loin, l'école St Joseph, puis la gendarmerie et en face l'école laïque de garçons que j'ai fréquentée quelques mois. |
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La rue de la Gendarmerie, vue vers l'église (remarquer toujours le même éditeur et le même photographe) |
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Des
photos actuelles du secteur (comparer avec la photo 17)
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Sur la place , en face de la mairie, un bourrelier dans une vieille échoppe. Les attelages étaient
encore très majoritaires dans les fermes : le fermier qui vendait du
lait, élevait quatre chevaux pour le travail ! Il n'était pas |
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Le
café de la gare, photo actuelle, mais il n'a pas changé, sauf le
brasseur... A droite il y avait un hangar de la coopérative agricole
qui faisait beaucoup d'ombre à un bout de jardin que cultivait mon père.
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Les établissements Bellèvre avaient un camion Citroên P45 et des petits camions anglais (des Bedford ?) au volant à droite et au radiateur à la forme particulière garés dans la cour de la halle. D'autres expéditeurs de pommes de terre comme Tison avaient un magnifique Unic Izoard. Un autre possédait un
Saurer qui avait des
problèmes pour démarrer : j'ai vu un jour le chauffeur qui avait glissé
un chiffon enflammé dans le filtre à air...
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...Un
avant-après
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Pour
terminer des photos actuelles : la gare vue du passage à niveau.
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Le
passage à niveau.
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La rue de la gare : la maison Bellèvre, le garage Beaudelet qui a été transformé en appartements... |
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Si vous voulez en savoir plus sur la gare, lire ici
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