Loos-en-Gohelle fut jusqu’à la moitié du XIXe siècle (essor charbonnier), un gros village dont les habitants vivaient essentiellement de l’agriculture : en 1569, 350 habitants ; en 1759, 600 habitants ; en 1824, 700 habitants ; en 1851, 800 habitants.

Vers 1850, la commune devient prospère ; les paysans fertilisent les terres incultes, les “Rietz”, grâce aux techniques apportées par Guislain Decrombecque.

la découverte du charbon entraîne une augmentation très rapide de la population ; les cités minières sont construites autour des puits, sans aucun lien entre elles et sans liaison avec le centre dont l’appellation “village” demeure encore de nos jours :

En 1880, 2 400 habitants ; en 1911, 3 860 habitants ; en 1934, 6 045 habitants ; en 1954, 7 847 habitants ; en 1962, 7 944 habitants. Mais la récession de l’activité charbonnière dans les années 60 inverse ce mouvement démographique et entraîne une inquiétante crise de l’emploi : en 1968, 7 733 habitants ; en 1975, 6 958 habitants ; en 1984, 6 702 habitants.

Le siège 19 : Il est composé de deux puits : le 19 et le 11.

La fosse 11 a été foncée en 1890.

Son chevalement métallique, construit en 1925 par l'entreprise Fives-Lilles en poutrelles à treillis (hauteur: 45m) s’oppose à la tour de béton armé du 19, haute de 66 mètres.

C’est en 1955 que fut décidée sa construction sur le territoire de Loos, le siège étant mis en service en 1960.

En 1968, deux étages permettaient l’extraction, l’un à 475 mètres, l’autre à 585 mètres. Ultérieurement, un troisième se situera à 710 mètres.

Le puits, qui a un diamètre de 6,65 mètres, avait une capacité d'extraction de 8000 tonnes de produits bruts par jour. Ce siège, le plus puissant du groupe Lens-Liévin grâce à son automatisation très poussée et à son lavoir moderne, a fermé ses portes en 1986.

J'ai intitulé ce reportage " Autour du Terril de Loos en Gohelle" car j'ai trés bien connu ce terril dans ma jeunesse et j'ai passé un certain nombre de fois à coté avec mon camion et je peut dire qu'il était immense.

Comme j' habite à 15 Km de la bassée , je ne suis donc pas vraiment du pays Minier , mais je suis assurément un voisin, car Loos en Gohelle est situé à une dizaine de KM (environ) de la Bassée et de Lens.

Donc pourquoi " autour " ....tout simplement qu'avec ma voiture j'ai fais " le tour" de ce terril par la route et j'ai du faire quelques KM pour en faire le tour et j'ai profité pour prendre des photos des principales choses que l'on peut y voir, sauf " la Mine " elle méme, car elle n'existe plus .....le gagne pain des "gueules noires" à disparu.

attention " gueules noires " n'est certe pas une insulte, mais c'est l'image du Mineur qui est honorée ainsi, car lorsqu'il sortait de la mine on pouvait voir une téte complétement noire, sauf les deux yeux, le nez et la bouche qui avaient encore la couleur de chaire humaine.

On ne rendra jamais assez honneur à ces hommes et à ces femmes de mineurs qui ont permis à notre pays d'étre encore un Pays , car ils ont permis aux usines de fonctionner, de chauffer les maisons et aux trains de rouler ...pendant un siécle au moins..!!

Ils ont prouvés leur courage pendant la guerre en faisant de la résistance à l'ennemie et si méme encore aujourd'hui on peut voir des gens glanés du charbon sur les terrils , c'est aussi grace aux mineurs qui plutot que de fournir du charbon à l'ennemie , pour déplacer ces trains de malheureux qui allaient à une mort certaine dans les camps aménagés pour les détruirent ou pour déplacer les trains militaires.

Ont préférés jeter une partie de vrai charbon sur les terrils en faisant croire que le déchet était important dans ces mines, pour éviter de le donner a l'ennemie qui en réclamait de plus en plus.

Le terril de loos en Gohelle

Ici l'entrée d'une exploitation de schistes, on en fait ou on en faisait des tuiles, des fonds de routes , méme des briques pour construire des maisons.

Comme c'est samedi je sais pas si cette enreprise fonctionne encore.

Il faut savoir que ces terrils ne sont pas des vulgaires tas de déchets de charbon, longtemps personne n'a su quoi en faire, jusqu'au jour ou on s'est aperçu que ces terrils ne sont pas noirs à l'intérieur, mais trés rouge au contraire, car les schistes compressés chauffent énormément et parfois il y a eu des accidents dues à des petites explosions et des incendies.

J'ai à une certaine époque rouler pour la construction de l'autoroute A1 ( Lille-Paris) et je transportais des chistes pour faire le fond de l'autoroute, car le schiste a la spécificité de chauffer dés qu'il est comprimé entre deux autres matériaux (par exemple) ce qui expliquait à l'époque que l'autoroute séchée plus vite du fait que la chaleur des schistes aspirait l'eau de pluie.

Maintenant je pense que d'autres techniques sont employées.

Les schistes tirés des terrils houillers (du Nord-Pas-de-Calais et de la Loire notamment), servent à la réalisation des assises de chaussées.
les rouges résultant d'une cuisson à l'intérieur de terrils entrés spontanément en combustion, ce qui leur a donné une meilleure résistance mécanique.

Les plus anciens terrils houillers peuvent encore contenir suffisamment de houille pour entrer en combustion lente ( réaction d'oxydation ), spontanément ou à la suite d'un incendie de surface. L'extinction de tels incendies nécessite généralement un décaissage complet, opération le plus souvent impossible à réaliser pour des raisons techniques et financières. L'arrosage est en effet inefficace et l'injection d'eau sous pression contre-productive du fait de l'oxygène apporté (il existe même un risque d'explosion).

Le faible impact de ces incendies sur l'environnement et la santé publique conduit généralement à attendre leur extinction naturelle, ce qui peut nécessiter plusieurs décennies.

Source Wikipédia

Je repars pour continuer le tour de ce superbe terril
c'est pas une " Poclain " ça !!!! en tous cas elle a connue le charbon
En tournant toujours à gauche ou à droite et aussi loin que la route m'oblige, je vois toujours le Terril

Et focément à force de tourner autour de ce sacré terril, je suis tombé sur ces sités de mineurs , là j'ai de la chance car méme si certaines sont rénovées, elles ont gardées le cachet des corons de nos anciens.

Au nord , c'était les corons, au nord c'était le charbon.....!! cette chanson de Pierre Bachelet me donne le frisson, car les corons ( les vrais) et le charbon j'ai bien connu çà dans ma jeunesse.

Et mon sacré terril ne me perd pas de vue
Mais l'ancien pays minier c'est aussi l'agriculture.........
Ah une belle chicane !!!
La récolte du blé est quasiment terminée, merci au soleil généreux de ces derniers jours
Un dernier regard au terril
ces derniéres photos ont été prises sur le chemin du retour, mais comme je n'ai pas retenu le nom des villes traversées, je ne peut les situer exactement.
PLUS D'INFOS .....ICI.... ET....ICI
************************************
....PORTAIL