Langon Arcachon en train à vapeur


Par JFL (3)
Détaillons un peu la rame ; le fourgon-chaudière ou "cocotte-minutte". Du temps de la vapeur, le chauffage des voitures était assuré par la locomotive par l'intermédiaire d'une conduite spéciale qui courait  le long du train. Les premières locomotives diesel n'avaient pas cette possibilité : on intercalait donc en début de rame ce fourgon chaudière ; il contient une réserve d'eau, un réservoir de gas-oil, une chaudière et un moteur diesel (celui-ci servant à faire circuler la vapeur). Maintenant on l'utilise pour chauffer  et liquéfier le mazout , qui, quand il est froid est visqueux ; quand la locomotive est sous pression, un serpentin circule dans le tender pour réchauffer ce mazout.
Car la 141R 1126 est une "mazout" et non une "charbonneuse" !
Notre voiture, une ancienne voiture de la Compagnie de L'Est de deuxième classe. 
En voilà une autre.
Le reste de la rame est constitué de voitures DEV inox dont une voiture bar. La rame au complet, locomotive comprise pèse entre 500 et 600 tonnes.
Sur une autre voie, un autorail en partance pour Périgueux ; cet automotrice est mue par quatre moteurs MAN D 2866 LUE 602 6cyl /12l
Le conducteur, très sympathique, nous a invités à monter en cabine de conduite : au centre, la feuille de route indiquant les horaires dans les gares et points singuliers de la ligne, ainsi que les particularités (travaux, limitations de vitesse temporaires...) ; à droite de la tablette, le manipulateur de traction et devant l'inverseur de marche. A gauche, le petit levier est celui de frein, le bouton rouge (caché par le dossier du siège étant le champignon de freinage d'urgence) .  Tableau de gauche : en haut le KVB (contrôle de vitesse par balises qui arrêterait le train si le conducteur allait trop vite ou ne respectait pas un signal), en dessous les deux manomètres de frein; au centre, le compte-tours, le tachymètre (rectangulaire) et les cadrans de contrôle des moteurs; tout à fait à droite, on ne voit pas le combiné de radio sol-train.
La passerelle était le point noir de Bordeaux Saint Jean : pour chaque manoeuvre les trains doivent s'y engager, ici un locotracteur.
Une vidéo des évolutions de matériel en gare ICI ; en début de vidéo, on voit démarrer l'autorail pour Périgueux.
La 141R attend la permission (l'ouverture du signal) pour aller changer de bout (c'est-à-dire s'atteler à l'autre bout de sa rame).
Il est plus de treize heures, le train redémarre pour Arcachon, comme il repart dans l'autre sens, nous sommes en queue.
La vidéo ICI.
Le train circule sur une voie électrifiée avec des supports de caténaire en forme d'ogives.

L'arriviée à Arcachon en vidéo ICI.
La gare d'Arcachon, terminus, a gardé sa petite halle qui abrite une seule voie ; de nombreux curieux sont là (des articles étaient passés dans la presse régionale) ; remarquer l'air surpris des voyageurs descendant du TGV qui est arrivé derrière nous.

La foule des voyageurs traverse les voies ; le TGV était plein, je vous rappelle que nous sommes le 26 juin, les premiers vacanciers arrivent.
La preuve que c'est bien un terminus, les voies se terminent par des butoirs.
La locomotive attelée tender en avant : du fait du manque de visibilité, la vitesse a été limitée de Bordeaux à Arcachon à 50 km/h..
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La pompe à air qui fournit de l'air pour le freinage.
 
Au premier plan le réservoir d'air pour le freinage ; on aperçoit bien aussi le foyer riveté et au dessus la chaudière..
 
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