PAR

CHRISTINE

Le Marché aux puces de ST Ouen (93)

Dans les années 1880-1900, quand on sort de Paris par la Porte de Clignancourt, on longe tour à tour
le glacis des fortifications, les cités de chiffonniers, puis les baraques foraines et les guinguettes au
milieu des champs et des jardins maraîchers.
C’est sur cette toile de fond très disparate, sur ce « passage » entre la capitale et la commune
de Saint-Ouen, que les Puces vont élire domicile…

L’histoire des Puces remonte à plusieurs siècles. Elle se confond avec celle des chiffonniers, ce peuple de l’ombre installé aux portes de la ville, au pied des « fortifs » Appelés « biffins », « chiftires », « crocheteurs » ou plus poétiquement « êcheurs de lune », les chiffonniers parcouraient la ville la nuit à la recherche de vieux objets jetés aux ordures qu’ils revendaient ensuite sur les marchés.

Souvent associés aux habitants des « cours des miracles », les chiffonniers sont chassés de Paris par de nouveaux édiles à la fin du XIXème siècle.


Ils passent alors par petits groupes de l’autre côté des fortifs et s’installent près des portes de Montreuil, de Vanves, du Kremlin Bicêtre et de Clignancourt.
Peu à peu, certains « crocheteurs » plus astucieux que les autres deviennent brocanteurs à leur ompte.

Ceux qu’on appelle déjà les « puciers » décident de
s’associer. Bientôt, les parisiens viennent découvrir des étalages d’objets hétéroclites disposés à même le sol au delà de la barrière de Clignancourt. De fil en aiguille, le nombre des curieux augmente, celui des marchands aussi.

Une mode est lancée attirant, parmi la foule
chapeautée du dimanche, des mondains collectionneurs en guêtres immaculées qui viennent chiner autour des étalages de bric-à-brac. Le marché aux Puces est né…

Après la Première Guerre Mondiale, le Marché est tellement fréquenté que des « hommes d’affaires » auront l’idée d’acheter des terrains, d’y aménager des rues et de faire venir l’eau et l’électricité pour y louer des stands à bon prix. Entre 1920 et 1991, les marchés « en dur » se constituent.


Les Puces aujourd’hui…
A la fin des années 1990, naît un projet d’aménagement urbain pour ce quartier. En 2001, le classement en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager est obtenu pour l’ensemble du Marché au titre de son ambiance et de son atmosphère inédites. Ce lieu est aujourd’hui une des premières destinations touristique et culturelle en Ile-de-France avec plusieurs millions de visiteurs par an.

Plus de 2000 commerçants se répartissent sur 16 marchés et dans les nombreuses ruelles alentours. Ils accueillent les visiteurs les samedis, dimanches et lundis tout au long de l’année (10h à 18h selon la saison).

Une grande diversité d’objets et de styles, de toutes époques et de tous pays comble aussi bien un public averti que les amoureux de balades originales.

Arrivée sur la gare du nord


( les bidonvilles sous le périph , c 'est pas beau mais ça existe )

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La nouvelle gare
 
 
 
Avec l 'air complice de fifille , derrière elle, ce sont des joueurs de cartes à la sauvette , on a essayé de la jouer discret pour la photo, les vendeurs du même genre , on n 'a pas essayé
 
 
La circulation affolante
 
C 'est bien la raison pour laquelle je préfère encore le métro
 
voilà une une petite visite d 'une partie du marché
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....PORTAIL